𝕃𝕒 𝕞é𝕞𝕠𝕚𝕣𝕖 𝕔𝕙𝕖𝕫 𝕝𝕖 𝕔𝕙𝕚𝕖𝕟 : 🧠
Oceane Ripoll • 6 novembre 2022
A travers ce post un peu plus “scolaire” que d’habitude,🎒 j’aimerai vous mettre en évidence plusieurs “types” de mémoire en se basant sur les découvertes humaines pour montrer qu’elles s’appliquent également aux chiens. On peut retrouver la mémoire à court terme qui implique la permanence de l’objet c’est à dire le fait qu’un objet existe en soi, indépendamment de son contexte par exemple le fait de mettre la balle dans votre poche,🥎 le chien sait pertinemment que la balle existe toujours même si elle n’est plus en visuel.
Il y a également la mémoire à long terme qui peut s’étaler sur plusieurs jours, semaines, mois ou même années. Elle s’explique par le conditionnement par exemple si on prend la gamelle, généralement, le chien va être nourri ; Si on sort le matériel de balade, généralement le chien va sortir se promener.🐕🦺
La mémoire procédurale qui facilite l’intelligence pratique, elle permet de permet de se souvenir des attitude psycho motrices et sensori-motrice afin que le chien puisse progresser au niveau des performances. Par exemple, plus il va travailler son flair et la recherche d'odeurs, plus cette capacité se développera, plus un chien s'entraînera au canicross, plus il ira vite et loin.🐽
Il y a bien évidemment d’autres types de mémoires qui sont applicables ou non aux chiens mais ce qu’il ressort de différentes études c’est que le facteur émotionnel est indéniable sur la mémoire de manière générale. Si une émotion négative ou positive est associée à une situation, elle aura nettement plus d'impact sur la mémoire du chien que si la situation était neutre c’est pourquoi il faut bien faire attention au type de renforçateur que nous allons utiliser lors de l’apprentissage de nos loulous ! 😘


On entend encore souvent ce conseil : “Attendez qu’il ait 6 mois pour commencer l’éducation.” Pour moi, ce n’est pas juste. Parce qu’en réalité, votre chiot apprend dès ses premiers jours avec vous . Il apprend dans chaque situation du quotidien, dans chaque interaction, dans chaque émotion vécue, dans chaque réponse que vous lui apportez… ou que vous ne lui apportez pas. Il n’y a pas de pause dans son développement. Même quand vous avez l’impression de “ne rien faire”, lui, il apprend déjà.

Comment mon approche éducative s’est transformée et pourquoi je ne reviendrais pas en arrière. Dans mes débuts, j’étais une grande utilisatrice de ce qu’on pourrait appeler les demande de contrôle. Le coucher. La marche en laisse. Le « pas bouger » . Des exercices propres, mesurables, rassurants pour le chien, surtout, je crois, pour moi. Ça donnait l’impression de progresser. D’avoir prise sur la situation. Les années passant, quelque chose a commencé à se déplacer. Pas brutalement progressivement, presque silencieusement. J’ai commencé à me poser des questions différentes. Pas « comment je vais faire ça au chien », mais « pourquoi le chien fait ça ». Ce glissement de perspective a tout changé.

Chaque chien est unique. Les informations que vous allez retrouver ici sont des repères généraux, basés sur des observations comportementales communes. Cependant, la personnalité, le vécu, les expériences passées ou encore l’état émotionnel du chien ou du gardien influencent grandement la manière dont il va communiquer. Ce que vous lirez ici doit donc toujours être adapté à chaque rencontre, chaque chien, chaque moment.
